mercredi 7 décembre 2016

Le palais du Luxembourg



Visite au Sénat

Quelques membres de notre association ont accompagné les élus de notre commune pour une visite au Sénat le 30 novembre dernier.

Un peu d'histoire :

La construction du Palais du Luxembourg est décidée en 1615 par Marie de Médicis qui charge le grand architecte Salomon de Brosse de le réaliser. Mais, contrainte à l'exil, la reine quitte sa belle résidence en 1631 et, pendant plus de 160 ans, le Palais accueille des membres de la famille royale.
En 1793, il est transformé en prison par les révolutionnaires.
En 1804, Napoléon Bonaparte le fait modifier pour accueillir les premiers sénateurs et en 1814 le Sénat est remplacé par la Chambre des Pairs. Devenu trop petit, le roi Louis Philippe fait agrandir le Palais en 1836.
Au début de la 3éme République, en 1875, le Sénat a beaucoup plus de pouvoirs que sous Napoléon 1er. Il peut même s'opposer au gouvernement. Des hommes célèbres comme Victor Hugo, Jules Ferry et Georges Clémenceau deviennent sénateurs.
Pendant la seconde guerre mondiale, l'armée de l'air allemande, la Luftwaffe, occupe le Palais du Luxembourg et, en 1946, une nouvelle assemblée appelée « Conseil de la République » va s'y installer.
Et c'est en 1958 que le Général de Gaulle rétablit le Sénat que nous connaissons dans notre actuelle Constitution.
Il compte aujourd'hui 348 sénateurs.

Commençons la visite :

Après un passage par la cour d'honneur et guidés par Monsieur Alex Turk, sénateur du Nord, nous entrons dans la salle du « Livre d'or », petite pièce qui rassemble tout ce qui subsiste de la décoration d'origine du Palais. Evocation de son passé doré, elle tire son nom du Livre d'or de la pairie, registre consignant les titres des Pairs de France. C'est une salle à la décoration très chargée où trône un buste de Marie de Médicis sur la cheminée.
Nous pénétrons ensuite dans l'hémicycle décoré de sept statues monumentales où nous écoutons les explications détaillées de notre guide du jour, en particulier le mode de fonctionnement des votes et la place qu'occupent les groupes parlementaires.
Puis nous découvrons l'imposante salle des conférences longue de 57 mètres et d'une superficie de 650 m2. Ici, chaque centimètre carré est couvert de miroirs, de dorures ou de peintures. En face de la cheminée est exposé le trône de Napoléon 1er.
Vient ensuite le passage par la galerie des bustes de grandes figures du 19ème siècle. C'est par ici que la garde républicaine accueille le Président du Sénat.
La visite se poursuit par une incursion dans la bibliothèque, fruit des travaux d'agrandissement du Palais décidés en 1836 et, à partir de 1841, les collections sont installées dans cette galerie longue de 52 mètres et percée de 7 fenêtres donnant sur le jardin du Luxembourg. La décoration de la coupole de 7 mètres de diamètre et 3,5 mètres de haut a été confiée au peintre romantique Eugène Delacroix qui consacrera 6 années à ce chantier. Une pure merveille !
En avant maintenant vers le grand escalier d'honneur construit en 1804 sur une partie de l'ancienne galerie de Rubens, décoré de tapisseries des Gobelins et recouvert d'un somptueux tapis écarlate orné de rosaces.
Et c'est là que se termine notre visite.

07/12/2016
Michèle DUFOSSEZ
Trésorière de "Si Pérenchies m'était contée..."






































Photos réalisées par Christiane LEGRAND

mardi 6 décembre 2016

La Nativité

C'est avec plaisir que nous insérons cette affiche, à la demande des organisateurs de cette manifestation.

06/12/2016
Philippe JOURDAN
Président



samedi 19 novembre 2016

Un de nos membres actifs mis à l'honneur

Lors de la cérémonie du 11 novembre 2016, le commandant MESNIL a procédé à la remise de plusieurs médailles.
Notre ami et membre de notre association Daniel BROHY a reçu la médaille commémorative Algérie.
Nous lui adressons nos plus vives félicitations pour cette distinction.

Lors de cette cérémonie il y eut également d'autres récipiendaires :
René LEGRAND et Gérard RICHARD : croix du combattant
Bruno DEWULF : Titre de reconnaissance de la nation Algérie.

19/11/2016
Jean-Pierre COMPERE
Administrateur



Le commandant MESNIL remet la médaille à Daniel BROHY








L'ensemble des récipiendaires

Les personnalités.



















Photos : JPC




jeudi 17 novembre 2016

De Popoli à Pérenchies

L'appel de notre président Philippe JOURDAN semble avoie été entendu.
En effet, cela fait deux fois en une semaine que nous pouvons publier les souvenirs d'enfance de pérenchinois.
Nous espérons que d'autres personnes suivront leurs traces et nous enverront leurs souvenirs dont nous sommes friands pour relater l'histoire de nos concitoyens.

17/11/2016
Jean-Pierre COMPERE
Administrateur



                                                          AUGUSTO SANSOVINI


Augusto SANSOVINI

Récit de M.  Augusto SANSOVINI que nous a transmis son fils Patrice avec l'aide de Florence CAPPELLI

""""


Rien ne me prédestinait à m’installer dans le Nord de la France.
J’avais travaillé deux ans en Allemagne du Nord, à Lubeck, sur la mer Baltique, dans les chantiers navals, et au sortir de la guerre, la république Italienne, nouvellement créée, se rappela à mon bon souvenir en me demandant de faire mon service militaire à Trieste comme garde-frontière, puis à Naples .
Une fois le service terminé, j’avais envoyé un dossier pour pouvoir repartir travailler en Allemagne, qui avait besoin de main-d’œuvre pour sa reconstruction. En attendant, je continuais à travailler dans
les briqueteries alentours de Popoli , ma ville (Chieti, Carsoli près de Rome, Roseto sur l’Adriatique)Ce travail était saisonnier, m’occupait de mars à octobre. Je travaillais avec mon père Aurelio, et avec mon frère Ugo.

Son quartier de Popoli

Les années passaient, et pas de nouvelles de ma demande en Allemagne. J’ai compris, des années plus tard , que le dossier était bien revenu avec l’accord, mais mes parents l’avait détruit pour éviter que je parte du cadre familial. A Pâques, 1957, je rencontre Mr Nicola Di-Battista, un voisin et ami, qui était déjà installé à Pérenchies depuis un moment, et, dans la discussion, il me demande si je suis intéressé pour venir en France. Il me racontait qu’il y avait du travail à chaque coin de rue et la France était demandeuse de main-d’œuvre. A Pérenchies , il y avait une briqueterie qui cherchait des ouvriers surtout avec du savoir-faire : c’était l’usine Despatures Cousin. Lassé de redémarrer une énième saison, je lui ai dit que ça m’intéressait, Nicola rentra en France et quelques semaines plus tard, je recevais une convocation pour me présenter au centre d’immigration de Pescara. Il faut dire que Nicola était très actif auprès des Italiens de la région, bien implanté à Pérenchies et bien introduit dans l’arrondissement de Lille, auprès des autorités économiques, municipales, préfectorales et consulaires...Suite au feu vert donné par les autorités médicales, je reçois quelques semaines après un contrat de travail en bonne et due forme, et une convocation pour me présenter chez Despatures à « Pérenkies » (prononcé à l’italienne).
Ugo avait décidé de prendre le même chemin que moi. Début juin 1957, nous voilà partis : Pescara, Milan par le train ; dans ce train, il y avait beaucoup de jeunes gens qui partaient à l’étranger, Belgique, Allemagne, Suisse, et France.
Arrivés à Milano Centrale, la gare monumentale de Milan, nous nous rendons au centre d’immigration, où l’on nous sert un repas chaud, et nous devons repasser une visite médicale avec un médecin Français, Il était exigeant, visitait tout. Sur 200 personnes, la moitié seulement ont eu le tampon « apte » pour venir en France. Pour nous c’est feu vert, Nous pouvons continuer le voyage, direction la France, nous arrivons à Reims, tard dans la soirée, la correspondance pour Lille est partie, nous sommes seuls dans la gare.
Le chef de gare qui, devait fermer la gare, a compris que nous n’avions pas d’argent pour aller à l’hôtel et nous propose de dormir dans le dépôt des bagages fermé à double tours. Le lendemain, nous reprenons le voyage. Arrivés à Lille, c’est un cheminot qui nous mets dans le train pour« Pérenkies », (son aide et sa gentillesse, c’est la première image sympathique de cette Région du Nord). Nous arrivons à Pérenchies en début d’après-midi. Puis, direction ruelle des Cousins, où nous retrouvons les Silvestri, ce qui nous réconfortait, car les parents, et les enfants, étaient nos voisins avant-guerre à Popoli.
Ils nous conduisent au château Despatures , dans le bureau du médecin. On y installe des matelas, nous étions agréablement surpris.
Chez Despatures , nous avons retrouvé des italiens du pays, et fait connaissance avec d’autres, notamment des frioulans.
J’ai travaillé comme cuiseur, pendant 4 ans, toujours de nuit.
En 1961, je décide de demander une augmentation de salaire à Mr Despastures, il refuse, je lui dit que je m’en vais, il me réponds tu peux partir.
J’entre à Ugine Kuhlmann à Saint André, toujours grâce à Nicola, qui travaillait là. C’est un métier nouveau, la chimie industrielle.
J’ai fait différents postes, surveillé des mélanges de toutes les couleurs, des acides, nitrates, et engrais, à doser, surveiller des cadrans de pression pour éviter des accidents graves (l’usine était une usine classée Seveso)
Je me suis marié en 1965 avec Marie-Jeanne Millevylle, qui habitait déjà rue Henri Bouchery, où j ai acheté la maison lorsque la société Agache les a mis en vente, j’ai eu un fils Patrice en 1966.
Ces années 60/70, étaient des années heureuses dans une France qui travaillait et s’amusait aussi.
Je n’ai jamais eu l’intention de retourner au pays, trop bien ici.
J’ai toujours fait la route en bicyclette, de Pérenchies à St André, été comme hiver, par beau temps comme par temps de neige. Pendant plusieurs années je n’ai pas pris de congés et toujours privilégié le travail de nuit pour gagner plus. Le plus important pour moi était LE TRAVAIL.
Ugine Kuhlmann devenu Rhône Poulenc, après 1981, est en déclin, nationalisée en 1983, je pars en préretraite (aujourd’hui, il ne reste plus rien qu’un énorme terrain vague).
A peine retraité, il y a des élections au Cercle Familial des Italiens de Pérenchies, Maria Di-Battista élue présidente me demande de faire partie du bureau. Je suis élu au CA. Je deviens Secrétaire.
Au club, Je retrouve des amis, je fais mieux connaissance avec d’autres Italiens que je connaissais peu. Ces années du cercle étaient formidables de camaraderies, de convivialité, j’avais plaisir à m’investir. Les soirées spaghetti étaient cultes. Le mieux était le samedi soir, les parties de pétanques l’été, et de cartes l’hiver, se terminaient à 1h-2h du matin. (je me souviens il y avait Toni Bernabeo, mon ami disparu trop tôt, Raffaele, Franco, Mario, Alfonso, Felice, Giuseppe, Francesco Silvestri ,Gino..) ma femme appelait ça « ma ducasse ».Dans les années 90, beaucoup sont partis au club de pétanque, et j’ai suivi le mouvement. J’ai arrêté le cercle en 1993, quand il prenait déjà d’autres orientations, jumelage, et une nouvelle équipe franco italienne.
Aujourd’hui, je suis les activités du nouveau CFIP, c’est différent, autre chose mais je suis content qu’il perdure, qu’il attire du monde, quelques-unes de ses activités m’intéressent encore."""""


Augusto a toujours un bon coup de fourchette

Monsieur SANSOVINI fait partie du Cercle Franco Italien de Pérenchies.
A l'occasion du 40ème,anniversaire de celui-ci, nous vous donnons ci-après quelques photos qui nous ont été aimablement prêtées par Didier DELIGNE